Le Général Amara Camara : « La Guinée a besoin de 200 milliards de dollars pour devenir émergente sur 15 ans »
janvier 15, 2026C’est une projection chiffrée et ambitieuse que vient de livrer la Présidence de la République. Pour sortir de la précarité et atteindre le statut de pays émergent, la Guinée devra mobiliser une enveloppe colossale sur la prochaine décennie et demie.
Le Ministre secrétaire général et porte-parole de la Présidence, le Général Amara Camara, a détaillé cette vision stratégique qui repose sur une planification rigoureuse et la fin de l’improvisation.
Combien coûte le développement de la Guinée ? La réponse est désormais chiffrée par le sommet de l’État. Selon le Général Amara Camara, la feuille de route est tracée pour les quinze prochaines années avec un objectif financier précis.
« Pour les 15 prochaines années, pour que la Guinée sorte la tête de l’eau et devienne un pays émergent, elle a besoin de 200 milliards de dollars », a-t-il déclaré.
Une planification par séquences de cinq ans
Cette somme “faramineuse” ne sera pas investie au hasard. Le porte-parole de la Présidence précise que cette vision à long terme est segmentée pour garantir son efficacité. L’enveloppe globale de 200 milliards est ainsi « répartie sur 3 fois 5 ans ». Une méthode qui permet, selon le ministre, une visibilité totale sur les priorités nationales :
« Chaque 5 années, on sait exactement ce dont nous avons besoin. Aujourd’hui, nous savons exactement, sur les 15 prochaines années, quels sont les grands projets auxquels la Guinée devra faire face », a-t-il révélé.
Le basculement vers le « Budget-Programme »
Pour soutenir cette ambition, l’État compte réformer son approche budgétaire. L’objectif est d’aligner les finances publiques sur les objectifs de développement durable et structuré.
« Pour être en phase avec cette vision, on va passer en budget-programme (…). Donc ça permet effectivement d’être cadré », explique le Général Camara.
Des unités de gestion dans chaque ministère
Sur le plan opérationnel, l’architecture administrative va évoluer pour calquer le modèle d’efficacité recherché à travers le programme Simandou. Le Ministre secrétaire général annonce une réorganisation au sein des départements ministériels pour assurer le suivi des investissements.
« C’est à ce titre que le décret qui a créé l’unité de gestion du projet Simandou a été pris. Et dans chaque département, désormais, il y aura des unités de gestion de projet en harmonie avec le grand bureau de gestion du projet », a-t-il annoncé s’exprimant dans l’émission « L’heure du Bilan » sur la RTG.
Pour la Présidence, l’heure n’est plus à la navigation à vue, mais à l’action structurée. « Tout est mis en chaîne, il suffit juste de faire la mise en œuvre », assure Amara Camara, avant de conclure sur la philosophie qui guide désormais l’action publique : « On est en train de sortir des imprévus pour aller dans le concret. »
Avec Africaguinee.com


